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 L'envie de te revoir

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Dragon

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Date d'inscription : 21/08/2012
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MessageSujet: L'envie de te revoir   Ven 24 Aoû - 21:32

Ô douce nuit, laisse-moi courir dans tes brumes noires, rêver dans ta clarté, voler avec les étoiles. Laisse-moi être libre avec toi, laisse-moi rester, car je ne veux pas. Je ne veux pas me séparer de toi une fois le soleil levé, je veux continuer à te serrer, fort, mais tu réussi à t'échapper. Ô doux songes, emportez-moi loin de tout ça, laissez libre cours à mon imagination, détruisez la barrière entre la réalité et l’illusion, je veux la franchir. Laissez-moi faire de ma vie un cours idyllique, empli de bonheur et de joie, rien qu'un instant. Même si le regret amer de cette décision me déchirera le cœur, exaucez mon souhait, je vous en pris...
A quoi bon, rêve, autant que tu veux, prie jusqu'à la folie, meurt étouffé par tes souhaits. Tu sais bien qu'ils ne se réaliseront jamais. A quoi bon te tourmenter ainsi ? N'es-tu pas heureuse ? Tu es déjà libre. Tu es déjà dans ton rêve, et le plu important de tout. Tu es toujours en vie. Alors arrête. Arrête de cracher sur la chance que la vie t'a donné il y a de ça bien longtemps. Tu peux avoir ce que tu veux, mais ne le demande pas à la lune, ni aux étoiles et aux rêves, tu n'y trouvera aucunes réponses, ni aucune sollicitude. Ils ne sont pas de confiance. Si tu veux vraiment vivre heureuse comme tu dis, alors, fais-le par toi-même. Le bonheur ne se donne pas, il s'acquière. Alors va-y, poursuis-le, jusqu'au bout du monde s'il le faut, même si tu devras en payer le prix, mais choisis bien, tu n'auras pas deux chances de le saisir.


Ainsi perdu dans tes plus profondes pensées, tu rêvais d'une autre vie. Entre ton Envie et la Raison, tu regardais leur combat, acharné. Mais, lasse de tout ceci, tu décida de choisir par toi-même ton destin, ce n'est ni l'Envie ni la Raison qui guiderons tes pas, mais toi, car tu es la seule maîtresse de ta destinée. Sortant ainsi des limbes de ton esprit, tu regardas le ciel, déjà dévêtu de sa robe indigo. Il commençait peu à peu à s'approprier cette couleur rosée du matin que ton corps appréciait tant. Les étoiles, elles, tombées peu à peu, fondant durant leur descente, se posant délicatement sur les feuillages de la forêt. Tes yeux, légèrement rougis par ta nuit blanche, se fermèrent instantanément à cause des premiers rayons solaire, trop forts. Puis, s'habituant peu à peu à cette nouvelle source de lumière, tu les rouvris, difficilement. Les autres loups commençaient à bouger dans leur tanière, alors, avant qu'ils ne commencent à sortir, tu décida de passer ta journée dehors, à la chasse sûrement. Ton corps, froid et tes membres engourdis ne t'aidèrent pas à te dépêcher mais une fois hissée sur tes pattes, tu t'engouffras dans la forêt. Mille et une odeurs te parvinrent. Arbres, gibiers, loups.. Ces senteurs t’enivraient, te faisaient tourner la tête, continuellement. Pour toi, la liberté avait l'odeur de la forêt, et cela ne te déplaisait pas. Puis, comme les jeunes louveteaux, te retrouver seule dans cette forêt te donna envie de courir. Même si tes pattes lourdes de fatigue ne voulaient pas bouger, tu les forças. Celle-ci t'obéirent, et le vent frais dans ta fourrure, fouettant ton visage, t'apportant toujours plus d'arômes, te fit presque sourire. Cette sensation d'être libre, de n'avoir aucune obligation, d'être seule...
Trop grisée par cette affolante course, tu ne regarda où tu te dirigeais, alors, lorsque la fatigue fut trop grande, tu ralentis, trottinant doucement. Lorsque tu pu enfin discerner l'endroit, tu vis que tu n'avais pas quitter la forêt, mais que celle-ci avait belle et bien changé. Une épaisse couche de brume former une sorte de barrière, si bien que tu ne voyais presque pas les arbres juste à côté de toi. La lumière ne filtrait pas et cet aspect grisâtre de la forêt donnait des aspects sombres qui te fit frissonner. En t'avançant que quelques pas, tu mis une patte dans l'eau, que tu t’empressas de retirer, car l'eau noirâtre ne te disait rien de bon. Cette atmosphère, terne, te donna la nausée. Tout semblait avoir perdu sa couleur ici, même toi, tu te demanda si tes yeux n'étaient pas devenu gris. Alors, continuant sur la terre ferme, tu fini par te dire que tu tournais en rond, alors, épuisée par ta course et ta nuit faite de réflexions, tu t'allongea, inconsciente, paralysée.

Ton réveil fut difficile. Ton repos n'avait pas été des plus reposants et cela te mis de mauvaise humeur. Dommage. Alors, te relevant, tu remarqua que la brume s'était quelque peu dissipée. Quelle heure était-il ? Où en était la course du soleil ? Ta Meute s'inquiétait-elle de ton absence ? Sûrement pas. Cette pensée te glaça, ton expression si fit plus dure et tes yeux devinrent plus foncés. Mais ton estomac gronda, et de surprise, ton visage se radoucit. Y avait-il du gibier à proximité ? Peut-être qui sait, mais pas sur ton îlot. Allais-tu devoir traverser cette étendue noire à la nage ? Tu te le refusais catégoriquement. Tu trouverai bien un arbre déraciné pas loin qui te servira de pont. Après un temps qui te sembla infini, tu trouvas enfin un tronc d'arbre qui traversait au trois quarts le lac, il te suffisait juste de bien prendre ton élan et de sauter le dernier quart. Tu fis quelques pas sur le bois glissant, pourri et moussu avant de voir que cet arbre ne supporterait pas ton poids longtemps. Alors, prenant confiance, tu fis le reste plus rapidement, commençant à entendre le bois craquer derrière toi. Une secousse, tu fus déséquilibrée mais ne voulant pas mourir noyée, tu continua à courir et sauta la dernière longueur. Tu t'écroulas lamentablement sur la terre, ayant complètement raté ton saut dans la précipitation. Tu te coupa sur une bonne longueur la patte avant, c'est donc en boitillant que tu t'éloigna le plus possible de l'eau. Le sang perlait à ta blessure, entachant ton pelage immaculé. Tu n'étais plus bonne à chasser avec cette patte. Tu bronchas une énième fois à une racine et t'étala de tout ton long sur le sol boueux. Tu ne pus te relever, fatiguée par tout ça, ton ventre criait famine et tu n'avais plus envie de bouger, ta patte te faisant atrocement souffrir. Tu étais à la merci de n'importe qui, de n'importe quoi, et tu faisais peine à voir, ainsi affalée dans la boue, rougeâtre à cause de ton sang. Tu étais méconnaissable. Puis, une odeur de canidé te parvint. Il venait du Nord, tu avais reconnu son odeur, tu l'avais déjà rencontré. Mais peu t'importait désormais, tu commençais à désespérer de cette vie si pathétique qui était la tienne. Tu ne pus même pas relever la tête pour garder un semblant de fierté. Non, peut-être qu'il te tuerait, ou peut-être qu'il te prendra en pitié et te laissera simplement agoniser, se fichant royalement de ton sort. Qui sait...

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Ren

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MessageSujet: Re: L'envie de te revoir   Sam 25 Aoû - 23:12


Dren • Dragon

THE BLOOD ON FIRE.



    La Forêt Brumeuse était un endroit que je trouvais des plus attirants, des plus intéressants à voir, contrairement à nos territoires gelés et vides du Grand Nord. Les arbres couvraient le ciel de leurs feuillages denses. Il n'y avait qu'une obscurité dure et saisissante qui planait sur les bois, qui me donnait une étrange sensation, qui me remontait le long des membres, une sorte d'excitation mêlé de pouvoir. J'étais seul ici. Peut importe le grade que je supportais, j'étais libre de tout mouvement, de toute pensée ici. J'avais l'impression nette d'être seul au monde. Mais je voyais les ombres qui se dessinaient sur mon chemin, qui rampaient sur les troncs et se cachaient dans les feuilles. Jamais je n'étais seul. Cependant, je ne fis que leur envoyer un regard méprisant, et me détourner d'elles, pour continuer mon chemin. Les racines des arbres et leurs branches m'obstruaient le passage, mais je me glissais au dessus, en dessous d'elle, me mouvant avec la grâce froide d'un serpent. C'était tellement plaisant d'être ici, en sachant que tout le campement avait déjà reçu mes ordres, et que je pouvais rester jusqu'à ce que la nuit même tombe. Tout était si sombre ici. On aurait dit qu'il faisait nuit.

    Mon esprit, ainsi libéré de toutes contraintes, de tout règlement superflu, vagabondait. Elle me hantait. Ses yeux brûlants, incendiaires me rongeaient. Sa fourrure immaculée paraissait si douce. Mais peut importe le désir ou le sentiment indéfectible qu'elle m'inspirait, elle me restait hors de portée, implacable, inaccessible. Depuis toujours, je n'avais manqué de rien. J'avais peut être vécu sous le joug d'un père absent, et d'une nourrice terrible, mais je n'avais jamais eu à demander quelque chose. Toujours, on m'avait donné, en attendant le jour où cela allait être mon tour de donner. J'avais fait ce que bon me semblait, car ma nourrice n'avait cure de mes batifolages, tant que je restai digne et fier combattant, prêt à tout pour sa meute. Bon nombre de louves n'avaient pas résisté à mes avances, bien que beaucoup d'entre elles avaient peur de l'avis de leur père. Mais jamais je ne m'étais fait prendre, jamais l'on ne m'avait refusé quelque chose. Et à présent, peut importe ce que je pouvais faire, peut importe le temps que j'attendrai, peut importe le fait que je puisse décimer une terre toute entière, jamais ses yeux violets ne changeraient cette haine qui l'animait depuis - sûrement - sa naissance. Elle avait été élevée dans une meute adverse, et à présent que j'étais le Prince, le meneur du Nord, rôle auquel j'avais toujours aspiré et pouvoir que j'avais toujours convoité. Mais là, à ce moment ultime, je me sentais brisé de posséder ce titre, d'être ce que j'étais. Je savais que le dominant de l'Est était beaucoup trop orgueilleux pour baisser sa garde et apaiser son mépris envers nous, les Nordiques - et d'ailleurs, nous le lui rendions bien. Malgré tout à ce moment, je pensais que s'il avait été de notre côté, une alliance aurait pu être convenue. Et cette alliance m'aurait permit d'au moins me trouver auprès d'elle, même si je ne pouvais rien faire d'autre que de la contempler - et cela me suffirait amplement. Mon esprit bouillonnait, et des idées plus sauvages, plus cruelles apparurent dans mon esprit. Décimer la meute entière et la garder prisonnière, l'obligeant à se rallier à notre cause... Ou encore, livrer une guerre à ce fier alpha, puis prendre la tête de la meute... Un grondement monta dans ma poitrine, en réalisant à quoi je pensais. C'était complètement irréfléchi, voire bête.

    Je battis de la queue, sautant pardessus un tronc qui s'était effondré au sol, me sentant risible et pour la première fois, je sentis que la glace qui recouvrait mon coeur, et le masque qui façonnait mon visage étaient affaiblis. Renfrogné, et déçu de moi-même, je serrais les dents. J'avais bien d'autre chose à penser qu'à ses ignominies. Il me fallait réfléchir à ma meute, à toutes les responsabilités que j'avais, aux prochaines patrouilles, à la chasse qui devait être faites par nos chasseurs car nous étions en pénurie de gibier. Sûrement devrais-je organiser un raid, pour aller chercher de la nourriture plus loin. De plus, nous avions plusieurs petits, cette année - ce qui m'avait empli de fierté, sachant que nos jeunes seraient l'avenir de notre tribu - et nous devions les former au combat, à la chasse, à la survie. Autrement dit, je ne devais plus me torturer pour cela.
    J'essayai de me concentrer sur ce que j'avais à faire, sur les mentors à attribuer, les rôles à distribuer, les maladies que nous devrions sûrement affronter prochainement, et le reste, quand, alors que je me rapprochai de la berge, je vis un tronc d'arbre mort emporté par l'eau noirâtre qui bordait la forêt. Le tronc était brisé en deux, et de petits éclats flottaient à la surface. Sûrement avait-il cédé à cause de son érosion. Je fronçai à peine les sourcils, puis sentis une odeur plus haut. Du sang frais. Mais pas d'une proie, non. Je m'approchai, l'instinct en alerte, les oreilles dressées. Etait-ce une embuscade ? Peut importe, je savais me battre, et l'on avait souvent loué mes qualités de guerrier, même dans un combat à plusieurs. La trace était récente, et remontait jusqu'à la forêt, que j'avais quitté un peu plus tôt. Intrigué, je remontai le long des traces sanglantes, qui s'étiraient sur le sol humide. Mes sens de prédateur étaient tellement concentré sur ce sang, que je ne reconnus pas l'odeur de son possesseur.

    Je passais le couvert des arbres, et le manque de lumière me fit à nouveau plisser les yeux. Roulant des muscles, je progressai lentement. Un souffle saccadé me parvint. Mais il se ralentit, comme si l'animal essayait de se calmer. Je m'arrêtai. Caché derrière les feuilles des arbustes, j'essayai de deviner la silhouette étendue au sol, et qui semblait terriblement affaiblie. C'était une louve blanche, et sa patte était recouverte d'un liquide écarlate. Elle ouvrit ses yeux d'un violet fascinant pour observer les environs. Mais elle les referma bien vite, soustrayant leur éclat à ma vue. C'était comme si la foudre m'avait frappé. J'écarquillai les yeux, et incrédule, ne voulant pas le croire, j'entrouvrais la gueule pour vérifier si c'était bien elle. La réponse me glaça le sang.

    « Si les Dieux s'amusent à m'indisposer ainsi... » Sifflai-je dans un chuchotement qu'elle ne pouvait pas entendre.

    Passant au travers des feuilles, je fixai la jeune femelle couchée sur le flanc, et qui semblait agoniser silencieusement. Ses paupières ne s'ouvrirent même pas, alors que je m'approchai d'elle. La fixant d'un regard dur, et essayant de taire tout ce qui voulait hurler en moi. Je grognai. Elle ne releva même pas. Sûrement trop faible pour se défendre ou esquisser même un geste. Mes yeux la sondèrent. Ma raison me criait de partir, de la laisser ici se vider de son sang. C'était ce que j'aurai peut être fait avec n'importe quel autre membre d'une meute ennemie telle que l'Est. Mais j'étais incapable de bouger, je ne pouvais l'abandonner à son sort. Impuissant de la savoir ainsi, et de la voir souffrir, je me penchai sur elle. Je n'avais aucun pouvoir de guérison, mais je savais que quelques feuilles sur sa blessure permettrait d'arrêter le flot de sang qui tâchait son pelage de neige. Je m'approchais d'un arbuste et en saisit quelques feuilles entre mes dents, faisant de mon mieux pour en prendre autant que possible. Je les déposai ensuite sur la blessure qui me semblait assez profonde, et avec un pincement au cœur, j'appuyai doucement. J'espérai que cela arrêterait l’hémorragie, en tout cas, je ne savais que faire d'autre. Son odeur douce et délicieuse s'enroulait autour de moi, entêtante et séductrice, et mon expression se durcit. J'essayai de me concentrer sur la senteur métallique de son sang. N'y tenant plus, je m'éloignai légèrement, lui lançant un regard qui trahissait le déchirement que je ressentais de la voir ainsi. Il me fallait faire autre chose, je ne pouvais rester là. Je décidai de chasser pour elle. Après tout, il fallait qu'elle reprenne des forces.

    J'avais l'impression que toute la meute avait les yeux braqués sur moi, et que le chef de l'Est riait trop fort dans mes oreilles alors que je trottinai en tâchant de trouver une proie pour la jeune louve. J'entendais les grognements réprobateurs de mes loups, qui me diraient que c'était indigne d'un dominant d'une meute adverse de s'occuper d'une petite voleuse blessée. Je secouai la tête pour chasser ses pensées obscures, me fiant à mon instinct. Je ne faisais qu'aider quelqu'un qui était en danger. Je l'avais fait de nombreuses fois avec les bannis et les solitaires. Ce n'était pas grave. Respirant à fond, je repérai bien vite un mouvement dans les buissons. C'était un lièvre. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, son cadavre pendait de ma gueule et je le ramenai à ma protégée toujours assommée.

    Je le déposai devant elle. Peut être l'odeur la réveillerait-elle ? Je m'assis, poussant le lapin sous son museau. Mon regard ne put que suivre ses traits fins et délicats, et le contour subtil de ses yeux.Son innocence, alors qu'elle dormait, me touchait. Mes muscles se tendirent, quand je vis ses paupières tressaillir. Elle allait bientôt reprendre connaissance. Je serrai les dents, sentant toute ma mâchoire puissante se contracter. Mon visage reprit son habituel masque de dureté, froid et sévère.





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